le 19 mars 2017 – D’autres photos en fin d’article

En ce dimanche 19 mars, la municipalité de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt accueillait les anciens combattants d’Algérie regroupés au sein de la section Vélinoise de la FNACA et de son président Jean ARNAUDEAU pour commémorer les accords signés à Evian le 18 mars 1962 mettant fin à la guerre sur le territoire algérien. Ce fut l’occasion de rendre un hommage solennel à toutes les victimes, tuées, blessés, déplacées.

Dans son allocution, le Maire, Jacques Reix s’est adressé aux anciens combattants : « Vous aviez une vingtaine d’année quand, pour la plupart d’entre vous, appelés du contingent, vous êtes partis vers l’inconnu, avec tous les risques que comporte un conflit armé, laissant vos familles dans l’angoisse du lendemain. Alors que notre pays se relevait de la seconde guerre mondiale, après que certains de vos aînés soient partis en Indochine, au Maroc et en Tunisie, vous avez à votre tour servi la France dans un moment douloureux de son histoire sur le territoire algérien. Appelés du contingent, militaires, harkis, membres des forces supplétives, vous avez répondu à l’appel de la Nation. Le bilan fut très lourd : près de 30 000 militaires français tués et 65 000 blessés. Côté algérien, les pertes furent aussi considérables.

Il a fallu attendre 1999 pour que la loi choisisse le terme de « guerre d’Algérie », pour remplacer le terme hypocrite « d’opération de maintien de l’ordre ». Il s’agissait pourtant bien évidemment d’une guerre. Elle a duré 8 ans et comme toutes les guerres, elle portait en elle-même les germes de l’injustice, de l’arbitraire, de l’absurde.

Le cessez-le-feu n’a pas signifié la fin des violences. Pour nos compatriotes français d’Algérie rapatriés, c’était l’abandon de leur terre natale. Pour les harkis, qui n’envisageaient pas d’autre avenir que dans la France, cette fidélité fut un choix lourd de conséquences, pour lesquels ils avaient payé eux aussi un lourd tribut.

Toute commémoration renforce les liens entre les générations, elle est propice à l’édification des consciences. Il est en effet toujours nécessaire de faire valoir avec objectivité les réalités d’une histoire complexe. C’est de la réconciliation des mémoires et de la reconnaissance des épreuves traversées par tous que viendra l’apaisement entre les peuples ».

A l’issue de cette cérémonie, Thierry Boidé, Conseiller départemental, a remis au nom du Ministre des Anciens Combattants, la Médaille de Reconnaissance de la Nation à Guy BONNAMY, ancien garde champêtre de la commune de Port-Sainte-Foy, et aux deux frères PEYREBRUNE de Vélines.