Voici quelques images des cérémonies qui ont marqué la commémoration du 8 mai 1945

Extrait de l’allocution prononcée par Jacques Reix, Maire de la commune lors de la cérémonie au Monument aux Morts de Port-Sainte-Foy :

« Il s’est trouvé dans ce pays, sur ce continent, des hommes et des femmes, de religions, de cultures, de conceptions politiques ou philosophiques différentes, dont certains sont venus d’Amérique et d’Afrique, pour unir leurs forces, mettre en commun ce qui les rassemblaient pour lutter contre le totalitarisme, la barbarie et l’intolérance poussée à l’extrême, pour enfin terrasser cette bête immonde que représentait le nazisme.

Certes, le 8 mai 1945 appartient à l’histoire, mais nous avons à témoigner de l’histoire en direction de notre jeunesse, car elle ne pourra bâtir la société de demain en faisant abstraction du passé. Nous devons leur transmettre une « Mémoire Vivante », porteuse d’espoir qui incite à croire que l’avenir est possible, que le mal peut être vaincu mais à condition de rester vigilants, car les déviances du racisme, de la xénophobie et des idéologies de haine restent toujours possible. Il faut que la jeunesse refuse la violence et le mépris de l’autre.

Au mois d’août prochain, nous célèbrerons le 70ème anniversaire de la Libération. Qu’il me soit permis aujourd’hui de rappeler qu’il y a eu ici, dans le Pays Foyen, dans notre commune, des femmes et des hommes qui ne sont pas résignés à l’occupation et à la dictature nazie, et que Sainte-Foy et ses proches alentours, dont notre commune, furent le théâtre de batailles meurtrières entre forces allemandes et résistants de tous horizons. Entre le 6 juin 1944, jour du débarquement et le 20 août 1944, jour de la Libération du Pays Foyen, ces combats ont fait 35 morts du côté des forces françaises, dont 5 de Port-Sainte-Foy auxquels il faut rajouter deux autres victimes sur le Front de Royan. Certains autour de ce Monument se souviennent encore avec émotion de cet épisode douloureux.

Pour ces résistants, la Libération était inséparable de liberté et la Résistance incarnait la République retrouvée. Ils se sont inscrits dans la lignée des patriotes de notre pays, généreux et idéalistes, refusant l’oppression et l’injustice illustrant cette citation de Bertolt Brecht : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

C’est en pensant à toutes ces horreurs vécues lors de ces cinq années de guerre, à toutes ces épreuves, c’est en pensant à tous ceux qui ont combattu pour la liberté en sacrifiant ou en risquant leur vie, que notre société peut aujourd’hui parler de son Histoire la tête haute et qu’elle entend puiser l’inspiration et la force pour affronter les défis de l’avenir ».